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Etape 1 : s'armer et s'informer pour préparer l'aventure

Dans ma quête du dressing minimaliste, j’ai voulu commencer par une analyse et remise en questions de notre consommation actuelle. Pourquoi ? Pour ne pas me lancer sans expertise dans une jungle semée d'embûches ! Comme je suis une bonne aventurière (lire : intello), j’ai donc décidé de m’armer d’abord. Dans cet article, tu retrouveras les résultats de ma première recherche et réflexion à ce sujet.

Pourquoi ma liste d'achats,
ne diminue jamais...

Depuis toujours, je vis avec des listes. Des listes de tâches ménagères, de réunions professionnelles, d'événements à ne pas oublier. Et parmi ces listes, il y en a une pour les choses que j’aimerais acheter. Des choses dont j’ai réellement besoin mais aussi des petites choses sympas, pour améliorer mon quotidien. Autrement dit : des achats qui, j’ai l’impression, vont me rendre plus heureuse. Mais je me rends compte que (comme toute liste j’imagine), elle se rallonge plus qu’elle ne se raccourcit.

Je me considère pourtant comme une consommatrice plutôt raisonnable et je suis assez irritée d’être encore si dépendante de choses matérielles. Alors, j’ai commencé à me poser des questions et à me plonger dans des recherches sur les raisons qui me (nous) poussent à consommer constamment davantage.. Et les réponses que j’ai trouvées sont bien plus terre-à-terre que j’imaginais. Je te laisse découvrir…

Le dopamine,
cette machine à consommation

Notre envie de consommer toujours plus est en réalité liée aux hormones du bonheur sécrétées durant nos achats ! On n’est donc pas accro au shopping mais bien au sentiment de plaisir engendré par la dopamine à chaque achat 🧠 Ce sentiment est addictif et pousse à acheter toujours plus, pour ressentir ce petit rush d’hormones… Difficile de s’arrêter quand on ressent tellement de bonheur, enfin… de plaisir ! 

En outre, comme pour toute addiction, on développe une accoutumance. À terme, une augmentation des doses sera nécessaire pour ressentir le même effet. Et là, on passe vite au stade d’addiction ‘shopping maladif’, style Rebecca Bloomwood (on sait que t’as la réf ).

Maiiiis, bonne nouvelle : cette addiction est fortement liée aux habitudes ! Cela signifie qu’une diminution de l’activité addictive mènera à une diminution du niveau de dopamine lors de cette activité et donc... à une diminution de l’addiction ! En résumé : moins de shopping = moins de dopamine lié au shopping = moins de lien entre dopamine (bonheur) et shopping ! CQFD!

Donc, en limitant tes achats, le shopping n’aura plus le même effet sur toi 👏🏻  Et pour pérenniser le résultat, il est essentiel de te trouver d’autres activités “dopamine”. Pour moi, par exemple, c'est : sport, moment cocooning, lecture,... Mais toute activité moins mamie est évidemment acceptée aussi.

Bon après, c’est facile de tout remettre sur notre seule faiblesse d'être humain. Le marketing a aussi sa part à jouer dans cette addiction !

Le greenwashing,
c’est un peu le Kaa du marketing

Tu te souviens de Kaa, dans le Livre de la Jungle ? Le serpent chelou qui chantonne “Aie confiaaaance” depuis son arbre mais qui, en vrai, n’inspire pas du tout confiance ? Eh bien le greenwashing, c’est pareil ! C’est des belles promesses et du beau packaging qui donne envie de faire confiance à la marque mais si tu regardes de plus près, c’est chelou.

Pour rappel, le greenwashing, ça implique quoi ? Ce processus consiste à donner une fausse impression ou à fournir des informations trompeuses sur la dimension écologique d’un produit. Le fait de présenter un produit comme écologique, vert ou durable alors que ce n'est pas le cas, nous induit en erreur en nous faisant croire qu’on aide la planète en choisissant ces produits. Mais c’est évidemment FAUX !

Comment reconnaître le greenwashing ? Les techniques les plus récurrentes sont

  • l’utilisation de la couleur verte, d’images de la nature
  • un lexique environnemental vide de sens - c’est-à-dire sans aucune certification ou labellisation.

Concrètement, voici quelques phrases d’accroche auxquelles prêter attention et à remettre en question :

  • “Nos produits répondent à des normes écologiques strictes.” > Lesquelles ? Rédigées par qui ? La marque détient-elle un label pour le certifier ? (Bientôt un autre article sur les labels)
  • “Nous respectons nos travailleurs et la planète.” > Comment ? Quels engagements ont été pris ? Ici aussi, y a-t-il un label pour s’en assurer ?
  • “Craquez pour notre collection éco-responsable.” > Pourquoi seulement une collection ? Pourquoi pas tous les produits ? Et puis pourquoi ce terme “craquez” ? Cela met déjà la puce à l'oreille, la consommation devrait plutôt être raisonnée.
  • “Nous recyclons vos vieux vêtements pour en créer de nouveaux.” > Génial, où trouve-t-on un exemple de ces pièces ? Puis-je avoir plus d’informations concernant les processus?

Ce marketing trompeur ne s’arrête évidemment pas qu’aux aspects environnementaux d’un produit : les mêmes techniques sont également utilisées pour rendre un produit plus éthique qu’il n’est. Prudence, donc ! J’écrirai prochainement un article sur les labels pour t’aider à mieux t’informer.

S’ancrer
pour avancer

À la suite de ces recherches, je suis davantage énervée, évidemment. Énervée d’être manipulée d’un côté mais aussi de me laisser manipuler si facilement ! Alors, pour la suite, j’ai décidé de me concentrer sur les raisons qui me poussent à me lancer dans cette aventure de garde-robe minimaliste. L’ancrage, c’est toujours utile dans des moments de transition !

Pour ma part, le minimalisme, c’est choisir de délester le superflu : consommer moins et vivre avec moins pour me concentrer sur l’essentiel. C’est me concentrer sur ce qui compte réellement. C’est aimer les gens et utiliser les objets, et non l’inverse - comme si bien dit par Joshua Fields Millburn & Ryan Nicodemus, The Minimalists.

Je t’invite à te poser également la question : quelles sont tes envies, tes souhaits ? Pourquoi as-tu envie de repenser ta garde-robe ? Prends quelques minutes pour y réfléchir. BIM. Ça y est, tu as trouvé ? Transforme celle-ci en intention et écris-la sur un bout de papier que tu afficheras sur ta garde-robe. Ce mantra te suivra tout au long de cette transition et fera office d’ancrage pour le quotidien. 

Mon mantra à moi : le bonheur ne passe que rarement par le matériel et la sobriété peut être heureuse.

Sources



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