La mode, ça pollue. Tant de raisons de faire du troc !

La mode, plus précisément l’industrie du textile, est le deuxième plus gros pollueur de la planète. On pourrait te bombarder de chiffres mais voici les 5 statistiques qui nous ont le plus marquées:

  • Environ 150 milliards de vêtements sont fabriqués chaque année.
  • Pour produire un jeans, il faut 3625l d’eau (en plus de tout le reste…)
  • Nous ne portons que un tiers de nos vêtements (en d’autres termes, ta garde-robe regorge de pièces à troquer)
  • On estime que plus ou moins 20% de la pollution industrielle de l’eau provient de la teinture et du traitement des textiles
  • La culture du coton, fibre phare du secteur, représente 10% des pesticides et 22,5% des insecticides utilisés à l’échelle mondiale

De quoi avoir le vertige, n’est-ce pas ?
Alors, comment réagir et à quoi faut-il faire attention ?

Fast-fashion, trendy mais pas classe

Le fast-fashion consiste à changer rapidement et régulièrement les rayons des magasins. Cette technique a pour but de te donner l’impression qu’il y a toujours du nouveau et qu’il ne restera pas longtemps disponible. Résultat des courses: des achats impulsifs !

Comment ne pas tomber dans le panneau ? En te posant les bonnes questions avant de sortir ta carte de banque :

  • N’as-tu vraiment pas de pièce similaire dans ta garde-robe (on a tendance à acheter les mêmes choses) ?
  • Sais-tu comment tu porteras cette pièce ? Est-ce qu’elle conviendra pour plusieurs outfits ?
  • Est-ce que tu as eu un réel coup de coeur en la voyant ? Si tu hésites, il ne faut pas l’acheter !

Ces questions peuvent aussi être utiles pour les périodes de soldes et autres campagnes de vente en masse. C’est toujours mieux de regretter une occasion ratée qu’un achat inutile.

Lire les étiquettes

C’est pas le plus fun quand on fait du shopping mais tout de même la meilleure manière de se faire une idée de l’impact écologique d’un vêtement.

Si possible, privilégie les textiles naturels aux textiles synthétiques, comme l’acrylique, le polyester ou le polyamide . Ces derniers sont fait a base de pétrole et donc très polluants à la production. De plus, une fois jeté, ce textile mettre de 30 à 200 ans à se dégrader.

Dans les textiles naturels, le coton reste le plus utilisé. Il est naturel, certes, mais sa production n’est pas sans défauts. Les pesticides sont utilisés à foison et il faut pas moins de 7000 litres d’eau pour obtenir un kilo de coton. Dans le cas du coton, opte donc plutôt pour un coton biologique certifié par un label.

Comme partout, attention au greenwashing !

Certaines grandes marques tentent de redorer leur image en proposant des vêtements « green ». Prudence tout de même, la plupart du temps, c’est pas si vert que ça. De plus, il faut aussi prendre en compte l’aspect social, comme les conditions de travail, par exemple.

Comment s’assurer de l’authenticité de la marque ? Les labels peuvent t’aider à vite repérer les vêtements vraiment écologiques et/ou fair-trade:

  • GOTS: Global Organic Textile Standard, pour une écologique et responsabilité sociale
  • Faitrade: produits dont les ingrédients sont issus du commerce équitable, anciennement appelé Max Havelaar

Pour plus de labels et d’infos, l’article de Made In Responsable pourra t’aider !

Si tu dois quand même acheter une pièce dans une grande chaine, favorise les articles « green ». C’est pas top mais c’est mieux que rien.

Et avant d’acheter…

Avant même d’acheter une nouvelle pièce, pense aux alternatives. La production d’une pièce neuve aura dans la majorité des cas un impact plus important sur la planète. Donc avant l’achat, pense au troc, au seconde main ou à la location !

A lire

Tous les chiffres sont tirés du livre S’habiller (avec) éthique de Redress. Un must-read plein de chiffres, de bons plans et d’astuces ! « Si la mode est un reflet de notre époque,que notre héritage montre que nous aimions autant l’éthique que le style. »  – Redress

Autres sources:

  • ‘La mode n’est pas toujours au vert’, Laure de Hesselle, Imagine Demain le monde
  • ‘Vêtements: être trendy et responsable, c’est possible !’, Vanessa Jansen, Etreplus Magazine


✏️ Florence, fan de seconde main et de recup’.
Elle se met doucement à la couture pour personnaliser les vêtements qu’elle achète en seconde main.
Dans cet article, elle partage quelques conseils pour une garde-robe plus respectueuse de l’environnement et de l’humain!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *